Power of PR in Politics

1898 -- "The truth is on the march and nothing will stop it” – Emile Zola, “J’accuse” in “L’Aurore”

by Julien Perocheau

In 1894, the French military officer Alfred Dreyfus was accused of giving away confidential information to Germany. His trial was expeditious and he was sentenced to life imprisonment in French Guiana. The case compiled against him by the French Army had many falsified documents. As anti-Semitism was on the rise in France at that time, Dreyfus was the ideal victim because of his Jewish origins.

Two years after his sentencing, colonel Picquart identified captain Estherazy as the one who gave information to Germany and falsified the documents against Dreyfus. Nevertheless, the Army refused to open a new trial, moved Picquart to Africa, and did not want to free Dreyfus. Journalists and intellectuals got involved and brought the issue into a national debate. In 1898, the famous author Emile Zola wrote an open letter to the French president “J’accuse” to ask for Dreyfus' freedom and the letter was published in the Parisian newspaper “L’Aurore." This gesture is still considered as the most powerful public relations operation that ever happened in France. The public opinion was now completely involved in the Dreyfus affair, and the media coverage of the case played a crucial role in it. Citizens, politicians and newspapers were divided into two camps: the “Dreyfusard,” who believed in his innocence and the “Antidreyfusard,” who believed that he was guilty.

The controversy divided the country and influenced political separation for more than 10 years. In 1906, Dreyfus was freed after spending more than a decade in prison. The role reporters and publications played was crucial in Dreyfus Affair case. They involved the public opinion like never before in the French history.

« La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera » - Emile Zola, « J’accuse » dans « L’Aurore » (1898)

En 1884 l’officier français Alfred Dreyfus fut accusé de collaborer avec l’ennemi allemand, en transmettant des informations confidentielles de l’armée. A la suite d’un procès expéditif, Dreyfus est condamné à perpétuité et exilé en Guyane. Le dossier compilé contre à son encontre est en réalité bourré de documents falsifiés. En ces temps de montée de l’antisémitisme en France, Dreyfus représente la victime idéale du fait de ses origines juives.

Deux ans après la condamnation de Dreyfus, le colonel Picquart identifie le capitaine Estherazy comme le véritable coupable, ce dernier ayant transmis des documents confidentiels aux allemands et falsifier de nombreux documents pour accuser Dreyfus. L’armée refuse toutefois d’ouvrir un nouveau procès, mute Picquart en Afrique et est réfractaire à l’idée de libérer Dreyfus. La médiatisation de l’affaire prend de l’ampleur, les journalistes et les intellectuels s’impliquant de plus en plus afin de donner une résonance nationale au traitement réservé à Dreyfus. En 1898, Emile Zola publia son célèbre « J’accuse » à l’intention du Président de la République dans le journal parisien « L’aurore », militant pour la libération d’Alfred Dreyfus. Ce geste est toujours considéré comme l’opération de relation publique la plus marquante de l’histoire de France. Le débat devint national grâce à la couverture médiatique des différentes publications de l’époque. Les citoyens, les politiciens et les journalistes étaient farouchement divisés en deux camps : Les dreyfusards, croyant en son innocence, et les antidreyfusards, souhaitant voir le militaire croupir en prison jusqu’à la fin de ses jours.

La controverse divisa le pays politiquement et socialement durant plus de dix ans, contribuant à changer la France pour toujours. En 1906, Drefyus fut finalement libéré et réhabilité, après avoir passé plus d’une décennie en prison. Le rôle joué par les journalistes et la presse fut crucial dans cette affaire, impliquant l’opinion publique comme jamais auparavant dans l’histoire du pays.